A propos
Mon parcours né en Vaucluse
Il y a des parcours que l’on choisit, et d’autres qui s’imposent peu à peu, au fil des engagements, des responsabilités et des rencontres. Le mien n’a jamais été pensé comme une trajectoire nationale ; il est né ici, en Vaucluse, et s’y est ancré durablement.
Rien, dans mon parcours, ne relève d’une ascension détachée du réel. Tout procède d’un même fil : comprendre les territoires, les défendre et leur donner les moyens d’agir.
Mes DEBUTS
Etudes
Ce fil s’est d’abord noué dans mes études.
Diplômé de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, passé par la préparation à l’ENA à Sciences Po Paris, j’ai choisi le droit public parce qu’il est l’un des lieux où se joue, très concrètement, la capacité d’action des collectivités.
Ma thèse de doctorat, consacrée à la réforme de la taxe professionnelle, disait déjà quelque chose de cette préoccupation : derrière les mécanismes fiscaux, il y a toujours la liberté d’un territoire, sa capacité d’investir, d’aménager et de préparer l’avenir.
Mes Convictions
Parcours
J’ai ensuite enseigné pendant de nombreuses années, à Sciences Po comme dans les facultés de droit d’Aix-en-Provence et d’Avignon. J’y ai transmis le droit public, le contentieux administratif, la réflexion sur la décentralisation. J’y ai surtout forgé une conviction qui ne m’a jamais quitté : la norme ne vaut que si elle éclaire l’action, jamais si elle l’entrave.
Être juriste, enseignant, puis avocat aux barreaux d’Avignon et de Paris, spécialisé en droit public, en urbanisme, en environnement, en droit des collectivités et des contrats publics, n’a jamais été pour moi une manière de m’éloigner du terrain. C’était une autre façon de le servir.
Mon enracinement local
C’est dans l’engagement local que cette conviction a pris toute sa force. C’est à Cavaillon, en 1995, que tout commence, aux côtés de Maurice GIRO. Non pas dans une logique de carrière, mais avec une envie simple : servir ma ville. Et je lui dois beaucoup.
Il m’a appris que servir exige de l’écoute, de la constance et du courage. Il m’a confié la jeunesse. Puis il m’a fait confiance comme premier adjoint et vice-président de la communauté de communes Provence-Luberon-Durance, devenue aujourd’hui Luberon Monts de Vaucluse, en charge du développement économique.
Il m’a transmis une conviction simple : aimer sa commune, sa ville, c’est la servir avec exigence. Mon engagement pour Cavaillon ne s’est jamais arrêté.
Je l’ai poursuivi au Département de Vaucluse. Conseiller départemental depuis 2008, puis vice-président chargé des finances et de la modernisation de l’action publique à partir de 2015, j’ai été au cœur de ce qui fait tenir une collectivité : l’exigence budgétaire, la hiérarchie des priorités, la responsabilité devant les habitants.
Présider l’office départemental de l’habitat, Mistral Habitat puis Vallis Habitat, c’était aussi toucher du doigt une autre réalité essentielle : celle du logement, de la dignité, de l’équilibre social et territorial. Faire avancer le Vaucluse, ce n’est pas seulement défendre des principes ; c’est rendre possible, concrètement, des politiques utiles à ceux qui vivent ici.
Au senat
La voix du Vaucluse
Mon élection au Sénat, en septembre 2020, s’inscrit dans cette continuité. Elle n’a pas changé la nature de mon engagement ; elle lui a donné une autre portée.
Représenter le Vaucluse au Sénat n’a jamais signifié, à mes yeux, une mise à distance. Cela signifie au contraire faire entrer dans la loi ce que le terrain enseigne.
Au Sénat, j’ai poursuivi ce travail avec la même ligne de conduite : défendre les collectivités, veiller à la soutenabilité des réformes, refuser les mécanismes qui fragilisent ceux à qui l’on demande toujours davantage.
Aujourd’hui, membre de la commission des lois après avoir siégé à la commission des Affaires économiques et à celle des Finances, j’exerce ce mandat avec la même exigence qu’au premier jour : partir du réel, écouter avant de trancher, relier la décision nationale aux réalités locales.
Les responsabilités qui m’ont été confiées récemment, qu’il s’agisse des travaux budgétaires sur le logement, l’urbanisme, la politique de la ville ou encore, sur l’objectif du zéro Artificialisation Nette, traduisent une même manière de travailler : sérieusement, au fond, avec le souci de produire une loi plus claire, plus applicable et plus juste.